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Mise à jour le 2 Fevrier 2016

NB :Les données présentées ci-dessous sont celles de 2014, peu de changement d'une année sur l'autre. Elle seront actualisées pour l'année 2016 une fois disponibles.

 

Participation :

France : 70 centres, 2250 cathéters (2096 patients)
Belgique : 8 centres, 337 cathéters (301 patients)
Maroc : 3 centres, 75 cathéters (70 patients)
Suisse : 1 centre, 33 cathéters (28 patients)

                        2695 cathéters chez 2495 patients ont été enregistrés

Types de cathéters

Les cathéters les plus utilisés restent les cathéters à col de cygne qui représentent 58% des cathéters posés. La proportion de cathéters cols de cygne reste stable par rapport aux données présentées en 2013. 36% des cathéters sont en queue de cochon, en augmentation de 2%. La pose de cathéters à 1 manchon de Dacron devient anecdotique : 20 poses (moins de 1%) depuis 5 ans, 228/7286 soit 0,3% de l’ensemble.

 tableau1

 

Technique de pose

La pose de cathéter par mini laparotomie reste la plus utilisée puisqu’elle représente 86% des poses.
On constate toutefois une diminution de 4% tous les 2 ans depuis 2011 au profit de la coelioscopie. Sur les 45 centres ayant inclus plus de 10 cathéters dont au moins une pose par coelioscopie, 7 sont à plus de 95% (283 KT) et concentrent 30,7% des coelioscopies, et 13 à plus de 50% de poses sous coelioscopie.La pose par trocard est abandonnée, en tout cas dans les centres participant au registre, depuis 2008 (47 KT sur 4 centres)
9,8 % des cathéters sont implanté selon la technique de Moncrief et exrériorisés secondairement.

 

Risque infectieux

 

FREQUENCE DES INFECTIONS

• 1 infection tous les 76,88 mois x patient sur l’ensemble des cathéters
• 1 infection tous les 68,73 mois x patient dans les 5 premières années du module (1997-2002), 1 tous les 76,2 mois sur les 5 dernières années

Pas d’obésité : 1998-2014 :1 infection / 80,28 mois x patient
En présence d'une obésité : 1 infection / 57,6 mois x patient

Technique de pose et infections

Bien que la technique de Moncrief ait été préconisée pour limiter les infections de cathéter, sur les centres participants il n’y a pas de différence significative en terme d’infections avec l’extériorisation immédiate.

 

Dans les 5 dernières années, sur 2785 cathéters suivis, les taux s’améliorent discrètement et le petit écart persiste :

    - Extériorisation immédiate : un épisode tous les 81,28 mois x patient

    - Moncrief : un épisode tous les 77,95 mois x patient

 1998-2014

Opérateur fidélisé (6549 cathéters) : Une infection tous les 78,83 mois x patient
Opérateur non fidélisé (576 cathéters) : Une infection tous les 59,71 mois x patient

 

Effet de la personne effectuant les soins de cathéter :

Soins par IDE (4213 cathéters) : Une infection tous les 81,67 mois x patient

Soins par famille (782 cathéters) : Une infection tous les 80,78 mois x patient

Soins par patient (2034 cathéters) : Une infection tous les 68,24 mois x patient

Les soins de cathéter effectués par une aide sont protecteurs vis à vis des infections d’émergence. Il n’y a pas de différence significative entre les soins effectués par les infirmiers ou la famille



Antibioprophylaxie

L’antibioprophylaxie préopératoire diminue le risque d’infection précoce. Sur l’ensemble des cathéters posés du 01/01/2008 au 31/12/2014, le groupe antibioprophylaxie présente un risque infectieux significativement plus faible.

antioboprohylaxie

Pansement

Nous avons pour la première fois regardé l’influence des soins de cathéters sur les infections : les soins effectués par des infirmiers libéraux protègent mieux des infections que les soins de cathéters réalisés par le patient lui-même. Pour la famille, les résultats sont intermédiaires et non significatifs, mais l’échantillon est plus petit.

Ecologie

Le Staphylocoque aureus reste prédominant, mais diminue régulièrement.
Les infections à Staphylocoque coagulase négative diminuent depuis 2007.
Les autres Gram+, les Pseudomonas et les infections à germes multiples augmentent dans les dernières années.
Le % de cultures négatives reste stable.
evolutiongermesKT

Complications mécaniques

L’étude porte uniquement sur les 1029 fiches cathéters enregistrés dans la version 2 du module spécifique de la base de données : les complications mécaniques concernent un cathéter sur 5. La figure ci-dessous représente le nombre de complications, avec une nette prédominance des problèmes d’infusion ou de drainage de dialysat qui représentent 207 événements.

 complicationsmeca

 

evolinfection

 

pertecatheter

 

tableau2

La dernière version du module cathéter enregistre normalement tous les cathéters implantés. Sont présentés ici uniquement les cathéters posés entre 2011 et 2014. Cette analyse de survie est difficile à interpréter du fait du nombre de cathéters censurés pour une autre raison que la perte du cathéter (décès du patient, dialyse pour autre raison que l’abord, transplantation). De plus, il est possible que quelques échecs précoces avec abandon de la DP ne soient pas pris en compte. Néanmoins, par rapport aux recommandations, la survie est statisfaisante avec 91,4% à 1 an, 85,1% à 3 ans, 75 % à 5 ans

SurvieKT

Conclusions :

Le risque d’infection de cathéter diminue si :
- opérateur fidélisé
- antibioprophylaxie pré-opératoire
- premier pansement après 7 jours
- pansement réalisé par aide
- Les complications mécaniques et infectieuses sont concentrées dans le premier mois
- Les complications mécaniques concernent 1 cathéter sur 5 et sont à l’origine de plus de 7% des arrêts de dialyse