Communications libres du VIeme Symposium du RDPLF

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56 - Quel volume intrapéritonéal faut-il prescrire en DPA ?
P. Y. Durand, J. Chanliau, Michèle Kessler
(Vandoeuvre)

Le volume intrapéritonéal doit être suffisamment grand pour permettre une dialyse efficace, et suffisamment petit pour autoriser une bonne qualité du sommeil. Nous suggérons ici une méthode pour prescrire le volume intrapéritonéal en DPA, sur la base d’une analyse des données de la littérature.

Un volume intrapéritonéal trop petit est incompatible avec une dialyse efficace en raison :

1) D’un recrutement insuffisant de la membrane péritonéale efficace par le dialysat en contact

2) Un volume résiduel plus important en décubitus qu’en procubitus, entraînant un débit de drainage insuffisant. Le volume optimal, c’est-à-dire en contact avec la totalité du péritoine fonctionnel, est estimé à 1500 mL/m2 de surface corporelle chez l’adulte et chez l’enfant.

Un volume intrapéritonéal trop grand entraîne souvent des troubles du sommeil qui peuvent être mineurs (mauvaise qualité du sommeil) ou plus sévères (apnées du sommeil) en raison d’une amputation des index fonctionnels respiratoires. Cette altération des capacités fonctionnelles respiratoires est la conséquence d’une augmentation de la pression hydrostatique intrapéritonéale. De plus, il n’y a aucune preuve selon laquelle un volume intrapéritonéal supérieur à 1500 mL/m2 permette une dialyse plus efficace.

En résumé, la prescription du volume intrapéritonéal devrait être adaptée individuellement en utilisant 2 outils essentiels: la surface corporelle (pour prescrire un volume optimal théorique de 1500 mL/m2) et la pression hydrostatique intrapéritonéale: une valeur supérieure à 18 cmH2O nécessitant une surveillance particulière de la qualité du sommeil quel que soit le volume intrapéritonéal prescrit, et/ou la prescription de volumes plus petits.