| Communications libres du VIeme Symposium du RDPLF |
55 - La bataille des pressions hydrostatique et osmotique intrapéritonéales
: Conséquences sur la prescription des volumes.
P. Y. Durand, J. Chanliau, N. Cordebar, Michèle Kessler
(Vandoeuvre)
Le rôle de la pression hydrostatique intrapéritonéale sur
les transports péritonéaux est mieux connu depuis qu'il est possible
de la mesurer en routine. A partir des données de la littérature,
ce papier décrit les conséquences physiologiques de la lutte entre
les pressions intrapéritonéales osmotiques et hydrostatiques.
Dans l'équilibre des pressions de part et d'autre de la membrane péritonéale,
la composante hydrostatique intervient dans le gradient de pression total d'environ
90 %, 10 % et 25 % respectivement avec un soluté osmotique cristalloïde
à 350 mOsm/Kg, à 480 mOsm/Kg et osmotique colloïde à
285 mOsm/Kg.
En effet en début de stase le gradient de pression résultant est
d'environ 5 mmHg, 85 mmHg et 35 mmHg respectivement pour ces 3 types de solutions.
Par ailleurs la réabsorption liquidienne augmente de 0,6 ml/mn pour chaque
augmentation de 1 cmH2O de la pression hydrostatique intrapéritonéale.
Lors des transferts convectifs, la pression hydrostatique s'oppose donc à
la pression osmotique intrapéritonéale d'autant plus que la force
osmotique du dialysat est faible, mais son rôle devient négligeable
pour des dialysat à forte osmolarité.
En conséquence, malgré une réabsorption plus importante,
l'ultrafiltration nette obtenue avec les solutés hypertoniques est d'autant
plus importante que le volume de dialysat intrapéritonéal est
important indépendamment de la pression hydrostatique intrapéritonéale,
alors qu'avec des solutés moins hypertoniques l'UF est d'autant plus
faible que le volume de dialysat intrapéritonéal est important.