| Communications libres du VIeme Symposium du RDPLF |
43 - Utilisation de la dialyse péritonéale en post-transplantation
rénale.
J.Ph. Ryckelynck, T. Lobbedez, S. Ozenne, B. Levaltier,
W. El Haggan, B. Hurault de Ligny
(Caen)
De novembre 1996 à septembre 2000, 443 transplantations rénales
ont été effectuées dont 98 (22 %) chez des patients préalablement
traités en dialyse péritonéale (DP). Une tubulopathie (T
+) a été constatée dans 16,3 % des cas chez les patients
venant de DP et 28,9 % des cas chez les patients venant dhémodialyse
(HD). Si lon prend en compte un groupe de 367 patients (DP = 56 et HD
= 233) ayant bénéficié dune première greffe
de rein de cadavre avec un recul dau moins six mois, la créatininémie
est de 184 ± 90 (T +) versus 134 ± 39 µmol/l (T -) en DP
(p < 0,01) et 141 ± 34 (T +) versus 133 ± 49 µmol/l (T
-) en HD.
En raison de la gravité de la tubulopathie, une épuration extrarénale
(EER) a été nécessaire en post-transplantation chez 10
des 98 patients venant de DP. La modalité dEER était la
DP chez 6 patients et lHD chez 4 patients. Un seul épisode dinfection
péritonéale secondaire à une listériose est survenu.
Les patients traités en DP lont été en Dialyse Péritonéale
Automatisée intermittente ou continue avec de nombreux cycles (10 à
18 par 24 heures), de faible volume (1 à 1,2 litres).
Nos résultats confirment les données de la littérature
à savoir une moindre fréquence des tubulopathies chez les patients
venant de DP en comparaison avec lhémodialyse et un risque infectieux
minime en rapport avec la modalité de traitement. Ceux-ci ne peuvent
être obtenus que si la mise en uvre des recommandations est rigoureuse
et si un personnel " sensibilisé " à la DP assure la
prise en charge.