| Communications libres du VIeme Symposium du RDPLF |
4 - La Chirurgie des Anévrysmes de lAorte Abdominale par Voie
rétropéritonéale : une stratégie dintérêt
majeur au cours de la DP.
P. Freida (Cherbourg)
B. Coffin (Caen)
Lincidence de la maladie athéromateuse chez les patients en thérapie
rénale substitutive et au cours de la DP rend non exceptionnels les antécédents
ou les indications de prothèses aortiques pour anévrysme de laorte
abdominale. Dans ces circonstances, labord classique transpéritonéal
va générer des adhérences susceptibles de compromettre
linsertion dun cathéter ou son fonctionnement optimal. Ce
type dantécédents ne représente pas une contre-indication
à la DP et nengendre pas de risque accru dinfection prothétique.
En revanche, lindication dune prothèse aortique chez un patient
actuellement pris en charge en DP va compromettre temporairement ou définitivement
la poursuite du traitement du fait des délais de cicatrisation et du
risque dadhérences et de dysfonctionnement du cathéter ainsi
que des complications liées à louverture de lhématome
rétropéritonéal .
Un homme de 64 ans présentant une PKRD, traité en DPA depuis 2
ans doit faire lobjet dune prothèse aortique pour anévrysme
sous-rénal préalablement à une transplantation rénale.
Léquipe chirurgicale propose de recourir à la voie rétropéritonéale
permettant la néphrectomie unilatérale en un même temps
en cas de difficultés dexposition de laorte et/ou dextension
iliaque du rein (25x15 cm) tout en respectant la cavité péritonéale.
Laorte sous-rénale est exposée et clampée pour permettre
la mise en place dun tube prothétique aorto-aortique après
refoulement contro-latéral du sac péritonéal. Les suites
sont simples avec reprise de la DPA dans un délai dune semaine.
Conclusion : stratégie opératoire à réserver aux
malades stables après lapparition de signes de rupture ou en labsence
de rupture de lanévrysme, la voie rétro-péritonéale
autorise une reprise très rapide de la DP sans effraction du péritoine
pariétal au contact de la prothèse ni risques dadhérences
post-opératoires.