Communications libres du VIeme Symposium du RDPLF

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1 - Les produits de glycation avancée activent les cellules mésothéliales péritonéales par l’intermédiaire d’un récepteur spécifique RAGE.
E. Boulanger, M.P Wautier, B Boval, Y Panis, D Pagniez,
J.L Wautier.
(Paris)

Les performances de la dialyse péritonéale diminuent dans le temps en raison de la survenue d’altérations histologiques. Plusieurs hypothèses ont été formulées dont une faisant jouer un rôle primordial aux produits de glycation avancée (AGE) retrouvés en excès dans l'insuffisance rénale et en présence de concentration élevée de sucre (solutions de dialyse péritonéale).

Le but de notre étude était de détecter la présence du récepteur pour les AGE (RAGE) sur les cellules mésothéliales péritonéales humaines (CMPH) et d’étudier les conséquences de l’interaction AGE-RAGE sur l’expression de certaines molécules d’adhérence.

Les CMPH, isolées à partir d’épiploons humains, ont été cultivées et caractérisées par la présence de vimentine, de cytokératine 18 et de facteur von Willebrand en petite quantité et par l’absence de platelet endothelial cell adhesion molecule (PECAM).

Par cytométrie en flux, le RAGE a été détecté sur les CMPH en culture primaire et jusqu’au 3ème passage ; il est toutefois détecté de manière moins importante que sur les cellules endothéliales.

La liaison d'AGE, en particulier de la Ne-carboxyméthyllysine, au RAGE mésothélial induit la molécule d'adhérence vasculaire (VCAM-1) mais ne potentialise pas ICAM-1 autre molécule d'adhérence.

La présence de RAGE sur les cellules mésothéliales renforce l'hypothèse du rôle délétère des AGE d'autant que l'interaction AGE-RAGE provoque une activation des CMPH permettant l'adhérence des leucocytes via VCAM-1 et donc le développement d'une réaction inflammatoire locale.

Cette inflammation pourrait être à l'origine de la fibrose péritonéale comme cela est le cas dans de nombreuses circonstances pathologiques.