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Symposium du RDPLF - 14 Avril 2011 (12h)

Jusqu’au bout de l’autonomie, jusqu’au bout du monde.

Jean Louis Clémendot http://www.jeanlouisclemendot.fr

Il y a encore quelques dizaines d’années, l’insuffisance rénale chronique était synonyme de peine capitale. Aujourd’hui, dans les pays civilisés, la peine capitale n’existe plus.

Dans ces pays la peine maximum, la punition suprême, consiste à priver l’individu de liberté.

Lorsque j’ai appris qu’inéluctablement, à moyen terme, je devrais passer par la dialyse, j’imaginais que ma vie serait terminée. Un jour sur deux, pendant 4 heures, être branché sur une machine, c’était pour moi la perspective d’une prison virtuelle. Quelle punition pour une malformation congénitale !

Mon rêve, une fois acquis la réussite professionnelle m’apportant la liberté financière était de voyager autour du globe en bateau. Comment avoir une vie plus libre que poussé par les vents pour découvrir d’autres horizons ?

J’ai acheté un vieux bateau, j’ai passé 9 ans à le reconstruire, j’ai fais un tour de méditerranée en solitaire pour le roder et au moment de prendre le large, la porte de la prison s’est ouverte : « Vous devez être dialysé »

J’ai la chance d’avoir une bonne étoile qui veille sur moi et m’apporte des solutions quand je suis dans des passes difficiles. Là elle m’a fait découvrir une méthode de dialyse qui devrait être connue de tous et largement développée. C’est la dialyse péritonéale. Synonyme de totale liberté, elle m’a permis de vivre ma vie, de traverser l’Atlantique en solitaire, puis le Pacifique puis l’Océan Indien. Je me propose de vous raconter comment et grâce à qui cette aventure a été possible.