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(mise
à jour le 08/04/02)

La
Dialyse Péritonéale est l'un des quatre moyens de
traitement
de
l'insuffisance rénale chronique terminale
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DPCA
= Dialyse Péritonéale Continue Ambulatoire
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C'est
toujours la technique de dialyse péritonéale
la plus utilisée dans le monde. Elle nécessite
un cathéter
intrapéritonéal permanent sortant par l'émergence.
Décrite en 1976, son principe est simple.
Cette
technique utilise des cycles longs et des échanges
manuels. Dans sa conception originelle, les cycles devaient
être suffisamment longs pour obtenir l'équilibre
péritonéoplasmatique des petites molécules
comme l'urée. En outre, la réalisation manuelle
des échanges imposait des manipulations diurnes et
peu nombreuses.
Avec une stratégie
classique, 4 cycles
de 2 à 3 litres chacun sont réalisés
pendant les 24 heures, 3 cycles diurnes et un long cycle
nocturne.
La
DPCA est habituellement quotidienne, 7 jours par semaine.
Chez les patients ayant encore une fonction rénale
résiduelle significative, elle peut cependant être
prescrite avec seulement 3 échanges dans la journée,
la cavité péritonéale étant
drainée chaque soir jusqu'au lendemain matin. La
présence d'une fonction rénale résiduelle
significative permet aussi de ne dialyser que 6 jours par
semaine.
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DPA
= Dialyse Péritonéale Automatisée
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L'automatisation
de la dialyse péritonéale permet de multiplier
le nombre de cycles sans imposer d'astreinte supplémentaire
pour le malade, car le traitement est réalisé
la nuit par une machine (ou cycleur) pendant que le malade
dort.
Les
possibilités de la DPA sont donc importantes, et
le terme générique de "DPA" regroupe
en réalité une multitude de techniques
rendues possibles par l'utilisa-tion du cycleur.
L'efficacité
de l'épuration peut être supérieure
à celle de la DPCA car il est possible de prescrire
un grand volume de dialysat pendant la nuit. De plus, les
différents paramètres de dialyse peuvent être
programmés avec précision sur le cycleur (volume
intrapéritonéal, durée et caractéristiques
des différentes phases du cycle, durée de
la séance nocturne, etc) ceci permettant une personnalisation
optimale de la prescription.
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Hémodialyse
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L'hémodialyse
itérative est le traitement de référence
pour la suppléance extra-rénale. C'est un traitement
discontinu et périodique. Les séances se répètent
trois fois par semaine, et la durée d'une séance
est de 4 à 6 heures en moyenne. L'hémodialyse
nécessite une machine lourde et difficilement transportable
: le générateur d'hémodialyse, alimenté
par une eau traitée par adoucissement, déchloration,
filtration et osmose. (minimum 0,5 m3 d'eau/séance).
L'hémodialyse est essentiellement réalisée
dans des centres, la lourdeur de l'investissement initial décourageant
quelque peu la mise en route d'un tel traitement à domicile,
surtout pour un patient en attente de transplantation. La contrainte
de temps hebdomadaire imposée au patient est quantitativement
comparable pour l'hémodialyse et la DPCA (environ 12
heures par semaine), mais répartie différemment
: pluri-quotidienne pour la DPCA, tri-hebdomadaire pour l'hémodialyse.
La notion moderne de "soins intégrés"
tend à montrer que lorsque le patient bénéficie
successivement de toutes les techniques disponibles au cours
de sa vie d'insuffisant rénal (dialyse péritonéale,
puis hémodialyse, puis éventuellement transplantation),
alors il a les meilleures chances de survie. |
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Transplantation
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La
transplantation rénale est évidemment le traitement
idéal de l'insuffisance rénale chronique terminale,
en termes d'espérance et de qualité de vie,
mais aussi de coût moyen et long terme. Le développement
de la transplantation est surtout limité par la pénurie
de greffons cadavériques, les greffes à partir
de donneurs vivants restant très marginales dans notre
pays. En ce qui concerne les reins provenant de cadavres,
la pénurie d'organes est encore trop souvent entretenue
par le refus de prélèvement opposé par
les familles de donneurs potentiels. Ceci justifie pleinement
les campagnes d'information et de sensibilisation du public,
qui gagneraient à être relayées par leur
généraliste. Avec les nouveaux traitements immunosuppresseurs,
la survie moyenne des greffons est supérieure à
60 % après 10 ans, en constante amélioration.
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