La prealbumine serique est plus elevee en dialyse peritoneale
qu'en
hemodialyse : une meta-analyse
(Kidney
Int. 2002 ; 62-1 :276-281, Goldwasser, P. et al.)
A partir de deux populations d'hémodialysés et de
dialysés péritonéaux, les auteurs ont mis
en évidence un taux de prealbumine serique plus élevé
en dialyse péritoneale qu'en hémodialyse, alors
que l'albuminémie est inférieure de 0,3 g/dl en
dialyse peritonéale. Les auteurs suggèrent que l'élévation
relative de la prealbumine sérique en dialyse péritonéale
pourrait êtredue a une stimulation de la synthèse
hépatique accrue par les pertes d'albumine.
La poursuite de l'immunosuppression de la transplantation
pourrait
prolonger la survie apres le retour en dialyse peritoneale
(Am.
J. Kidney Dis. 2002 ; 40 : 1, 178-183, Jassal S.V. et al.)
Les
auteurs ont analysé la probabilité de survie en
DP arpès échec de greffe selon que l'immunosuppression
était maintenue ou non et en prenant en compte le risque
carcinogénique. Les auteurs concluent qu' il y a plus d'avantages
que de risques a maintenir le traitement immunosuppresseur apres
retour en dialyse peritonéale, le gain en années
de vie étant estimé à 5,3 - 5,8 annees.
Etude ADEMEX : une révolution dans
l'approche de la dialyse adéquate?
Effects
of Increased Peritoneal Clearances on Mortality Rates in Peritoneal
Dialysis: ADEMEX, a Prospective, Randomized, Controlled Trial
Ramón Paniagua*, Dante Amato*, Edward Vonesh, Ricardo Correa-Rotter,
Alfonso Ramos, John Moran and Salim Mujais for the Mexican Nephrology
Collaborative Study Group J Am Soc Nephrol 13:1307-1320, 2002
Il
s'agit d'une étude prospective randomisée portant
sur 965 patients issus de 24 centres au Mexique: 484 patients
dans le groupe témoin et 481 dans le groupe interventionnel,
avec un suivi minimum de 2 ans. Pour un groupe les clearances
péritonéales étaient inférieures aux
recommendations des DOQI, pour l'autre groupe la dose de dialyse
a été augmentée en volume et nombres d'échanges
afin d'atteindre ces valeurs. Aucune différence significative
en survie a été observée entre les deux groupes.
Les auteurs concluent que, plus que les indicateurs cibles habituels,
il faut considérer avec davantage d'attention le rôle
des pathologies associées et la clinique. Cette étude
a déjà fait l'objet de plusieurs présentations
orales dont l'ISPD de Montreal en Juin 2001 et l'EuroPD de Bruxelles
en Mai 2002. Une critique de l'étude a été
faite dans le même numéro de JASN par Churchill (
The ADEMEX Study: Make Haste Slowly. Churchill DN.J Am Soc Nephrol
2002 May;13(5):1415-8)
Helicobacter
pylori et anorexie chez les dialyses peritoneaux (J AM Soc Nephrol
2001 ; 12 : A2174, A. Aguilera et al.)
Chez 48 dialyses peritoneaux, la presence d'Helicobacter pylori
a ete determinee par tests respiratoires et serologies (positivite
n=12/48).
L'eradication d'Helicobacter pylori par antibiotherapie a permis
d'augmenter le score d'appetit, ainsi que les marqueurs nutritionnels
biologiques (l'albuminemie passant de 35 +/- 2,5 g/l a 39 +/-
3 g/l, p< 0,05) ; simultanement, l'accumulation de cytokines
(TNF alpha, IL1, IL6) et l'acidite gastrique diminuaient. Ces
resultats suggerent que l'infection a Helicobacter pylori induit
une hyperproduction et une accumulation de cytokines chez les
dialyses, qui pourraient contribuer a l'anorexie ; l'effet favorable
de l'eradication d'Helicobacter pylori devra etre confirme par
une etude prospective randomisee.
Dialyse Péritonéale chez les octogénaires
Chronic
peritoneal dialysis in octogenarians.(Dimkovic NB, Prakash S,
Roscoe J, Brissenden J, Tam P, Bargman J, Vas SI, Oreopoulos DG.:Nephrol
Dial Transplant 2001 Oct;16(10):2034-40) Les auteurs ont analysé
31 dossiers de patient en dialyse péritonéale, âgés
de plus de 80 ans. Ils retrouvent une survie de 47 % à
24 mois, et de 39 % à 30 mois. Le taux d'hospitalisation
était relativement faible, en moyenne 7,5 jours par an.
Les infections peritoneales identiques en nature et fréquence
à celles des patients plus jeunes. Environ 50 % des sujets
étaient traités à domicile, avec l'aide d'une
infirmiere, tandis que les autres vivaient en long séjour.
Les auteurs concluent que la dialyse péritonéale
peut être recommandée comme une méthode de
traitement efficace et sûre chez les octogenaires en insuffisance
rénale terminale.
En direct de San Francisco (ASN 15-19 Octobre 2001)
A l'adresse http://www.len-medical.fr
sont disponibles une analyse en Français d'une sélection
de communications présentées à l'American
Society of Nephrology qui se tient à San Francisco du 15
au 19 Octobre. Ce site est réalisé en collaboration
avec le laboratoire Roche sous la responsabilité d'un comité
éditorial de néphrologues (Dr Pierre BATAILLE ,Dr
Dominique CHAUVEAU, Dr Gabriel CHOUKROUN, Pr Gilbert DERAY , Pr
Patrick NIAUDET , Pr Eric RONDEAU, Pr Jean-Jacques ZAMBROWSKI
et de l'éditeur LEN Médical.
Pour le site du RDPLF nous avons sélectionné quelques
exemples, mais
d'autres analyses sont disponibles sur le site original :
B R E A K I N G N E W fondamental
En 2010, le nombre de patients dialysés aux Etats-Unis
devrait être supérieur à 500 000, ce qui représente
un doublement en 10 ans. Les sujets diabétiques de type
2 devraient représenter 50 % de ces patients.Les patients
traités par dialyse péritonéale (DPCA) aiment
plus leur néphrologue comparés à ceux traités
par hémodialyse (84 % versus 48 %).
Conférence sur " la dialyse à domicile : un
changement d'image " - Intervention de John Bukart "
Est-ce que les résultats des études justifient un
usage plus important de la dialyse péritonéale ?
" - Wolcott & Nissenson, AJKD 11 : 402, 1998 (p 690 -
compilation des présentations des conférences).
Lorsqu'ils sont informés, 45 % des patients préfèrent
la dialyse péritonéale à l'hémodialyse.
À l'inverse, seulement 12 % des patients issus de registres
de l'USRD (et donc non informés) préfèrent
la dialyse péritonéale à l'hémodialyse.
Conférence sur " La dialyse à domicile : un
changement d'image " - Intervention de John Bukart "
Est-ce que les résultats des études justifient un
usage plus important de la dialyse péritonéale ?
" - Golper : J Am Soc Nephrol ; A1223, 2000 & USRDS ADR,
1999 (p 691 compilation des présentations des conférences).
Dose
de dialyse ou volume de distribution : quel est le meilleur paramètre
pronostique ?
Kt/V, Le Dilemme du dénominateur
J.Daugirdas
Le Kt/V est-il le meilleur outil pour normaliser le traitement
par dialyse ?
F. Gotch
Rôle du Kt/V dans ladaptation de la dialyse péritonéale
B. Lindholm
Pratiques quotidiennes et résultats de lhémodialyse
dans les 7 pays de létude DOPPS
E. Young
Ralentir
la progression de l'insuffisance rénale chronique : aspects
économiques et perspectives pour le patient
H.S. Trivedi
Ralentir
la progression de l'insuffisance rénale en contrôlant
la pression artérielle : nous sommes souvent loin du compte
P. Nguyen et coll.
Un
effet rénoprotecteur est obtenu chez les patients atteints
de néphropathie chronique non diabétique avec la
combinaison d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) et
d'un antagoniste de l'angiotensine II (AAII) plutôt qu'avec
l'un ou l'autre administré séparément.
G. Remuzzi et coll.
Facteurs
de risque de l'athérosclérose et maladie vasculaire
dans l'insuffisance rénale chronique
J. Kohlhagen et coll.
Traitement
de courte durée de l'hyperparathyroïdie secondaire
par un agent calcimimétique AMG 073
T. Drueke et coll