Les données du registre britannique font état d'un faible développement de la DPA, comparativement à la DPCA et à l'hémodialyse.
Objectif
L'auteur s'interroge sur les raisons de l'utilisation encore marginale de la
DPA en Angleterre. En effet, l'étude EAPOS a démontré une
efficacité remarquable, en particulier chez les patients anuriques, avec
une survie à 2 ans comparable à celle observée en DPCA
chez les patients conservant une fonction rénale résiduelle.
Méthode
Cent vingt patients ont été inclus dans l'étude. Trois
groupes de patients traités en DPA ont été étudiés
en fonction des raisons qui ont motivé le choix de la DPA.
Le premier groupe était constitué de patients transférés
de la DPCA vers la DPA pour des raisons sociales, le second groupe de patients
transférés de DPCA vers la DPA pour raisons médicales,
le troisième concernait les patients traités par DPA d'emblée.
Lorsque le choix est proposé aux nouveaux patients, dans le centre étudié
et pendant la durée de l'observation, 5 ont choisi la DPCA, 41 la DPA
et 74 l'hémodialyse.
Résultats
Les résultats observés en termes de taux de péritonites
ne sont pas différents dans chacun de ces trois groupes, et la répartition
des facteurs de comorbitité, en particulier de l'âge et du diabète,
est également identique.
L'auteur souligne que la DPA peut être utilisée chez des patients
très âgés, et fait état dans son expérience,
d'une patiente âgée de 94 ans traitée à domicile
avec l'aide de sa famille, avec succès.
Conclusion
Enfin, l'auteur montre des résultats issus d'autres présentations,
qui confirment l'efficacité supérieure de la DPA sur la DPCA,
et encouragent les praticiens à utiliser cette technique même chez
les patients non autonomes.
Commentaire
Cette communication fait essentiellement état d'une expérience
personnelle, renforcée par les données de la littérature
sur la DPA.
À noter que P. Rutherford, l'auteur, est l'un des investigateurs principaux
de l'étude EAPOS.
P.-Y. D.