Thérapeutique

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Quels sont les moyens qui permettent d'optimiser la balance hydrosodée chez les patients traités par dialyse péritonéale automatisée (DPA) ?

G. Woodrow (Royaume-Uni)
Optimising fluid balance : what are the challenges for fluid balance in APD patients ?

L'avenir réside probablement dans l'utilisation d'un dialysat ayant une plus faible teneur en sodium.

Hyperperméabilité péritonéale : bénéfices de la DPA
La DPA permet de maintenir une ultrafiltration adéquate, limitant ainsi les risques d'hypertension artérielle et de pathologie cardiovasculaire. De même, le risque de malnutrition est réduit.
En raison de l'hyperperméabilité, la rapidité de la diminution du gradient du glucose dans le dialysat est plus grande chez les patients hyperperméables, ce qui nécessite des cycles plus courts, nocturnes, en DPA pour maintenir un gradient de concentration élevé.
Au cours de la longue phase diurne en DPA, le risque est l'absorption importante de glucose, limitant ainsi l'ultrafiltration pendant cette longue phase (14 à 16 heures).
Il est donc recommandé de faire ce long échange avec l'icodextrine, ou d'ajouter plusieurs échanges au cours de la journée, ou d'augmenter le nombre de poches hypertoniques.
L'intérêt de l'icodextrine est d'augmenter la clairance des solutés de petits poids moléculaires, de limiter l'utilisation des poches hypertoniques et de diminuer les effets métaboliques en rapport avec l'absorption péritonéale du glucose.

Données de la littérature
Plusieurs études montrent que l'ultrafiltration reste positive au cours du long échange diurne avec l'icodextrine, alors qu'elle est négative avec une poche glucosée semi-hypertonique, et très légèrement positive avec une poche hypertonique.
De même, il a été montré que la pression artérielle est mieux contrôlée avec l'icodextrine et qu'une prescription moindre du nombre de médicaments hypertenseurs peut être réalisée chez un tiers, voire la moitié des patients.

Au cours d'une étude personnelle, l'auteur de la communication montre que sous icodextrine, alors que le poids reste stable, une diminution du volume extracellulaire et du rapport volume extracellulaire/volume intracellulaire est constatée.
De même, avec icodextrine, le rapport D/P sodium est le plus élevé (0,95), comparé à celui obtenu avec une poche à 1,36 % ou 4,25 % de glucose.
Toutefois, si l'on compare l'extraction sodée péritonéale par 24 heures et par litre d'ultrafiltrat, celle-ci est moindre en DPA qu'en DPCA.

Conclusion/commentaire
Une amélioration de l'extraction en DPA peut être obtenue grâce à l'utilisation de l'icodextrine par le biais d'un accroissement de l'ultrafiltration, par une augmentation du volume de dialysat infusé et du nombre d'échanges.
L'utilisation de solutions hypertoniques est également envisageable, mais on en connaît les effets délétères.
L'avenir réside probablement dans l'utilisation d'un dialysat ayant une plus faible teneur en sodium.

J.-P. R.