Thérapeutique

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Optimisation du traitement de l'anémie chez les patients en dialyse péritonéale

W. Hörl (Autriche)
Comorbidity in PD patients - Anemia in PD patients

Vers le calcul d'un index de résistance à l'érythropoïétine.

L'anémie est moindre chez les patients en dialyse péritonéale comparativement à ceux traités par hémodialyse, du fait d'un taux plus élevé de l'érythropoïétine endogène et d'une meilleure préservation de la fonction rénale résiduelle, d'une meilleure clairance des molécules de taille moyenne et de moindres pertes sanguines.

Le nombre de patients traités par érythropoïétine est compris entre 75 et 80 % qu'ils soient en hémodialyse ou en dialyse péritonéale. La posologie est généralement plus faible en dialyse péritonéale, à savoir 80 à 90 U/kg/semaine versus 103 à 110 U/kg/semaine en hémodialyse.
Chez les patients en dialyse péritonéale, l'administration par voie intraveineuse est peu envisageable dans la mesure où, dans de nombreux cas, le patient est capable de s'administrer lui-même l'érythropoïétine. C'est pourquoi la voie sous-cutanée est préférée. La voie péritonéale est peu intéressante, car seule 5 à 10 % de la posologie administrée est réellement utilisée.

Résistance à l'érythropoïétine

Conclusion
Malgré toutes ces recommandations, on s'aperçoit que les objectifs fixés sont atteints de façon très inconstante, le taux idéal d'hémoglobine se situant vraisemblablement autour de 12 g/dl. Il faut rappeler que l'étude ESAM, réalisée dans 14 pays européens, a montré que la France avait le taux d'hémoglobine le plus bas : 11,2 g/dl. D'importants efforts restent donc à faire pour améliorer le traitement. La supplémentation en fer demeure un problème difficile à optimiser ; le fer oral est souvent malabsorbé et le fer intraveineux peut être à l'origine d'une majoration du taux des infections, des complications cardiovasculaires, et sans aucun doute augmenterait le stress oxydatif déjà exacerbé chez le dialysé.

J.-P. R.