JCB Nicholas et ses collègues du New Cross Hospital de Wolverhampton (Royaume-Uni), ont comparé les deux options de pose du cathéter intra-abdominal chez 188 patients consécutifs sous dialyse péritonéale, et ce sur une période de 5 ans.
Méthode
Alternativement, les uns ont bénéficié d'une implantation
en milieu médical (percutanée), sous anesthésie locale
et en ambulatoire (hospitalisation de jour), tandis que les autres subissaient
une anesthésie générale en vue d'une implantation chirurgicale
(laparotomie), avec une durée moyenne de 3 jours d'hospitalisation.
L'étude a porté sur 120 implantations médicales et 68 implantations
chirurgicales.
Résultats
Les scores de comorbidité de Stoke se sont révélés
équivalents dans les deux groupes, tout comme les scores de survie. La
durée moyenne de vie des cathéters s'est établie à
14,9 ±12,5 mois ; 112 cathéters ont dû être retirés
dans 67 % des cas, en raison de la survenue d'une péritonite, dans 14
% des cas du fait d'une migration du matériel et dans 7 % des cas suite
au constat d'une mauvaise adaptation à la dialyse péritonéale.
Les 12 % restants sont à rapporter à des cas de perforation intestinale,
d'obstruction, de défaillance de l'ultrafiltration, de fuites diaphragmatiques,
d'infections, etc. On a noté davantage de migrations de cathéters
dans le groupe " médical " (14 versus 5). L'incidence des cas
de péritonite s'est révélée identique dans les deux
groupes, avec une moyenne de 2 épisodes par patient.
Conclusion
L'auteur souligne l'intérêt de la technique percutanée,
du fait de ses avantages pour le patient en termes de simplicité et de
confort. Il relève aussi la considérable différence en
termes économiques.
J.-J. Z.