Le but de cette communication est de mettre en situation les différents marqueurs de biocompatibilité.
En dialyse péritonéale le patient va être au contact avec
3 000 à 7 000 litres de liquides par an, soit 50 à 175 kg de glucose
qui vont eux-mêmes produire de nombreux dérivés pouvant
avoir un impact délétère sur le péritoine. In vitro,
il a été démontré que l'osmolarité des liquides,
le pH, le lactate, le glucose et les produits de dégradation du glucose
(PDG), ainsi que les produits de glycation ont un effet négatif sur la
membrane péritonéale et sur les défenses intrapéritonéales.
In vivo, ces effets peuvent être mesurés par le CA-125, l'acide
hyaluronique, la mesure des PDG et les produits de glycation avancés
(AGE).
L'objectif à court et moyen termes est effectivement, en dialyse péritonéale,
de supprimer le glucose ou en tout cas de diminuer ses effets nocifs par l'emploi
de technologies qui permettent d'en limiter la dégradation.
Commentaire
L'ensemble des exposés qui suivent cette introduction de N. Lameire insiste
sur l'importance des phénomènes délétères
des solutions bio-incompatibles, effets qui ne sont pas appréciables
cliniquement immédiatement mais mesurables par quelques paramètres
qui ne sont pas de biologie courante. Malheureusement, la mesure de ces marqueurs
n'apporte pas de solution clinique pratique pour le patient dont l'ultrafiltration
s'altère progressivement.
D. A.