Modification
de la morphologie musculaire chez les patients dialysés après
6 mois d’exercice physique..
Analyse
de texte rédigée le 20 décembre 2003
par :
Dr
Didier Aguilera
Centre Hospitalier Général
54, boulevard Denière
03209 Vichy cedex
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Titre
Original :
Changes
in muscle morphology in dialysis patients after 6 months of aerobic
exercise training.
Giorgios K. Sakkas, Anthony J. Sargeant, Thomas H. Mercer, Derek
Ball, Pelagia Koufaki, Christina Karatzaferi and Patrick F. Naish.
Nephrol
Dial Transplant (2003) 18: 1854-1861
Résumé
et analyse du texte :
But
de l'étude
Douleurs musculaires et fatigabilité musculaire à
l’effort sont fréquents chez les patients en IRC ou
en dialyse. Ces anomalies sont en parties liées à
une atrophie et à une perte de contractilité des fibres
musculaires. L’activité physique peut améliorer
ces symptômes mais les études concernant l’impacte
sur la structure musculaire sont contradictoires. Le but de ce travail
est de mesurer à l'aide de biopsies musculaires l’impacte
d’un entraînement spécifique sur la composition
fibrillaire et enzymatique musculaire.
Matériel
et méthode
24 patients (12 HD et 12 DP) âgés de 59 ± 13
ans (35 à 76 ans) ont été étudiés.
Seuls 9 patients ont complété l’étude
(6 HD et 3 DP). Le protocole consiste à effectuer une biopsie
d'un muscle jambier avant et après une période d’entraînement
physique de 6 mois. Celui-ci était réalisé
3 fois par semaine. Après une période d’échauffement
était réalisé des paliers de 8 min sur bicyclette
ergométrique permettant d’atteindre au bout de quelques
semaines un effort constant de 40 min correspondant à 90
% de la zone de transition aérobie- anaérobie.
Résultats
L’étude des biopsies montre un accroissement de
46 % de la surface des fibres musculaires par diminution des fibres
atrophiques, mais aussi une augmentation de 24 % de la surface des
capillaires au contact des fibres musculaires. C’est la première
fois qu’une telle observation est faite. Cette amélioration
touche aussi bien les fibres de type I (55 %) que de type II (45
%). Il n’a pas été observé de modification
des paramètres biochimiques musculaires : taux de myosine
(chaîne lourde iso forme) ou cytochrome-c oxydase.
Le taux d’albumine ainsi que le taux d’hémoglobine
ou les doses d’EPO utilisés ont été stables
tout au long de l’étude.
Conclusion
Ce travail a plusieurs intérêts :
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Rappeler
de façon objective le rôle fondamental de l’activité
physique pour l'amélioration et la correction de la "myopathie"
du dialysé.
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Insister sur le fait que cette activité doit s’inscrire
dans la durée pour avoir un impact (40 min, 3 fois par
semaine, au moins 6 mois), une étude antérieure
d'une durée de 3 mois n’avait pas montrer de résultats
sur le muscle.
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Relativiser l’effet de la nutrition chez nos patients
dialysés qui si elle ne s’accompagne pas d’activité
physique produit une augmentation du poids au bénéfice
de la masse grasse.
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Par contre cette étude ne différencie pas les
résultats obtenus pour les patients traités par
HD ou DP (le nombre dans chaque groupe est faible)
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